Film : J’accuse – Roman Polanski

Affiche du film j'accuse

J’accuse

Sortie le 13 novembre 2019

SYNOPSIS 

Pendant les 12 années qu’elle dura, l’Affaire Dreyfus déchira la France, provoquant un véritable séisme dans le monde entier.
Dans cet immense scandale, le plus grand sans doute de la fin du XIXème siècle, se mêlent erreur judiciaire, déni de justice et antisémitisme. L’affaire est racontée du point de vue du Colonel Picquart qui, une fois nommé à la tête du contre-espionnage, va découvrir que les preuves contre le Capitaine Alfred Dreyfus avaient été fabriquées.
A partir de cet instant et au péril de sa carrière puis de sa vie, il n’aura de cesse d’identifier les vrais coupables et de réhabiliter Alfred Dreyfus.

 Casting :
Casting du film J'accuse de Roman Polanski

 

 

Photo de Roman Polanski

Un démarrage magistral !

C’est en grande pompe que débute « J’accuse » avec la dégradation du Capitaine Dreyfus. Grands espaces, quantité de figurants, fond musical claquant. Voilà une entrée en matière percutante !

Une première partie qui traîne…

Et puis la lenteur s’installe. Ce film est si réussi que je me demande comment j’ai pu trouver le début si long ! Malgré la nécessité d’une mise en place de l’histoire, j’ai trouvé que ça manquait d’énergie surtout après une entrée en fanfare de la première scène. Je concède que ce soit un film historique et que la fantaisie n’ait pas sa place, mais après un si vigoureux démarrage, c’est déroutant. Heureusement, plusieurs choses ont maintenu mon attention.

La première : la performance de Jean Dujardin ! Je m’y attendais et je n’ai pas été déçue ! Que cet homme est brillant, imprégné, méticuleux. J’ai pu voir diverses mimiques bien particulières et des mouvements de bouche sous la moustache qui étaient bien travaillés. Son personnage est parfaitement exécuté. Droit, pragmatique, carré, les mots ne manquent pas.

Agréablement surprise par la prestation de Louis Garrel qui campe son rôle à merveille. Convaincant et bien habité.
Et que dire de Grégory Gadebois ! Un commandant Henry parfait avec une belle présence. En revanche, Emmanuelle Seigner n’était pas convaincante. Je suis étonnée par cette retenue. Prestation hésitante, limitée dans son interprétation. Je l’ai sentie absente. Il y a certainement une bonne raison connaissant ses capacités…

Je me suis donc accrochée à ces performances en me disant que j’allais bien finir par me retrouver au centre de l’affaire. Et ce fut le cas à mon grand plaisir !

Le contexte

Le film est plutôt fidèle à l’affaire. Je regrette cependant quelques survols. Le climat social de l’époque pas assez approfondi et le devenir d’Émile Zola occulté. Mais cela peut s’expliquer par le fait qu’il soit question du cœur de l’affaire uniquement et de plus vu par le Colonel Picquart. Compréhensible mais dommage tout de même sur un film de plus de deux heures.
La chronologie est respectée et les décors sont cohérents, jusqu’au plancher qui craque et l’atmosphère sombre de ces vieux bureaux de l’époque laissant timidement passer la lumière extérieure. Le bureau du Colonel dont la fenêtre ne s’ouvrait pas m’a d’ailleurs conduite à relever un détail frappant : mais qu’est-ce qu’on fume dans ce film !! Le nombre de fois où une cigarette est allumée, j’ai trouvé cela impressionnant… Détail certes, mais qui m’a marquée.
Quelques scènes dehors dont une dans laquelle j’ai particulièrement apprécié le rôle campé par Jean Dujardin : lorsqu’il se fait agresser en pleine rue. Il projette son agresseur à terre, lui répondant fermement. Il a dans cette scène un aplomb naturel qui m’a attrapé au vol. Cela dit en passant : beau costume aussi !

Très bon film mais…

J’ai aimé ce film, ça ne fait aucun doute. Mais il ne sera pas celui que je retiendrai pour cette année. Jean Dujardin sera en revanche le performeur masculin retenu. Brillant et je suis convaincue que ce n’est pas fini…
Cela confirme mon admiration pour son parcours.

Le détail qui décroche…

Les étiquettes, ça colle bien !
Cette scène en fin de film dans laquelle Jean Dujardin rit a été ce détail qui a fait remonter le Jean Dujardin charmeur, drôle et insolent que l’on adore mais qui dénote avec ce rôle. Il aurait fallu qu’il sourit, bouche fermée. Ce sourire a, l’espace d’un instant, fait revenir Brice de Nice ou encore OSS 117. Pas désagréable mais risqué dans un film comme celui là.

Le respect de chacun

Je ne vous dirai pas si oui ou non il faut aller voir le film pour des raisons évidentes mais qui n’ont pas leur place dans cet article. Je respecte la position de chacun. Mais je peux dire pour ma part que ne pas voir ce film aurait été un blanc cinématographique.

Je remercie chaleureusement Jean Dujardin pour sa simplicité, sa sympathie et son attitude élégante. Je dis souvent qu’il suffit d’un geste ou d’un comportement pour provoquer un déclic et c’est exactement ce qui m’a donné envie de renouer avec le cinéma et d’élargir mes sujets d’articles et autres publications. C’est aussi grâce à ce déclic que désormais mon cher et tendre m’accompagne au cinéma chaque semaine. Et croyez-moi, ce n’était pas gagné ! Il a adoré « J’accuse » et voit désormais Jean Dujardin sous un meilleur angle.
Mr Jean, sans le savoir, vous avez réalisé un petit miracle… 🙏🏾

 

Et comme toujours, on se retrouve sur les réseaux sociaux.

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